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Affichage des articles du septembre, 2017

Flamboyer comme un soleil noir

" De ma chambre [le clocher de Saint-Hilaire], je ne pouvais apercevoir que sa base qui avait été recouverte d’ardoises ; mais quand, le dimanche, je les voyais, par une chaude matinée d’été, flamboyer comme un soleil noir, je me disais : « Mon Dieu ! Neuf heures ! il faut se préparer pour aller à la grand-messe si je veux avoir le temps d’aller embrasser tante Léonie avant » (…)." Marcel Proust, Du côté de chez Swann, p. 64.

                                           Flamboyer comme un soleil noir, 80x80, 2017.                                                       Encre, pigments, acrylique.

Les refrains oubliés

"Et avant que Swann eût le temps de comprendre, et de se dire : « c’est la petite phrase de la sonate de Vinteuil, n’écoutons pas ! » tous ses souvenirs du temps où Odette était éprise de lui, et qu’il avait réussi jusqu’à ce jour à maintenir invisibles dans les profondeurs de son être, trompés par ce brusque rayon du temps d’amour qu’ils crurent revenu, s’étaient réveillés  et, à tire-d’aile, étaient remontés lui chanter éperdument, sans pitié pour son infortune présente, les refrains oubliés du bonheur." Marcel Proust, Du côté de chez Swann, p. 339.

                                                      Les refrains oubliés, 80x80, 2017.                                                     Acrylique, encre, pigments, mortier...