mardi 21 février 2017

Après avoir lu Albertine

Ce qui m'arrive après avoir lu Albertine, c'est que je suis en feu. Je puis seulement me retenir de surligner chaque ligne. Cet homme semble prendre mes pensées sur mes lèvres, me voler mes propres expériences, mes sensations, réflexions, introspections, soupçons, tristesse, tortures etc.
Je me demande -suis-je le seul à réagir ainsi, ou bien est-ce la sensation de tous ceux qui dévorent Proust avec la même avidité ?
Henry Miller, 7 février 1932, p.51.
Après avoir lu Albertine, 50x50, 2017.
Pigments, acrylique, encre, mortier, liant, vernis, colle à carrelage, fil...

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