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Articles

Affichage des articles du juin, 2016

Ma griffe est en train de naître

Je suis dénuée de morale, je ne crains ni les conventions ni l'opinion, et reste accrochée à mes idées. Et j'ai été récompensée. Hugh, jetant un œil sur une page du Livre, l'une des meilleures, a été ému et m'a dit: "Heureusement que je n'ai pas intensité pour que tu écrives comme moi. Tu as trouvé ton style, et les fautes que tu pouvais faire étaient sans importance, je le vois maintenant."
Ma griffe est en train de naître. J'en dois une part à l'amour, et l'autre à l'amour défaillant ! Anaïs Nin, 13 mai 1930, p.1237.


Ma griffe est en train de naître, 50x50, 2016. Acrylique, liant, pigments, vernis...
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Renfermée dans mon coquillage

(...) Ainsi je dois croire à la Jeunesse, à la santé physique et morale, à la vie qui est une tâche bien sublime puisqu'elle demande seulement qu'on la comprenne et qu'on l'aime. J'ai une forte tendance vers la mélancolie, les observations, la philosophie... Renfermée dans mon coquillage, physiquement impuissante, et moralement malade. Car mon esprit est malade quand il est morose, toujours à l'alerte pour une vive émotion pour le faire vivre. Anaïs Nin, 30 janvier 1920, p.442.

                                           Renfermée dans mon coquillage, 50x50, 2016.
Acrylique, liant, pigments, mortier, vernis... Détails


En un seul souffle

Hier fut un grand jour de ma vie. Le matin, j'ai mis le point final au Livre, en écrivant ses pages les plus tendres, juste à la fin, transformant trois pages de prose romanesque en une seule de (presque) pure poésie, qui s'achève sur la dernière phrase: "Une femme qui ne repartirait plus." J'étais dans une grande fébrilité, ayant achevé le tout en quatre matinée -les meilleures pages de mon nouveau style, écrites dans un seul souffle, pour ainsi dire. J'avais l'impression d'être allée loin et haut -mais je me monte peut-être la tête. Anaïs Nin, 16 mai 1930, p.1237.


En un seul souffle, 50x50, 2016. Acrylique, liant, encre, pigments, vernis, mortier...
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Par contraste, tout simplement...

Jour gris et, par contraste, l'appartement tout simplement rayonne.
Anaïs Nin, 25 mai 1931, p.1336.
                                           Par contraste, tout simplement... 50x50, 2016.
Acrylique, pigments, encre, liant, mortier, papiers, vernis...


J'ai fait mes bagages...

J'ai fait les bagages dans un drôle d'état physique et mental. Une tristesse inexpliquée, sensation d'un terrible vide, et d'une fièvre dans le sang. Comme si j'étais dotée d'une nouvelle perception, d'une sensibilité nouvelle à la vie. Avant tout, je souffre de me sentir divisée, de manquer d'unité. Anaïs Nin, 5 avril 1928, p.1063.


J'ai fait mes bagages..., 50x50, 2016. Acrylique, liant, pigments, vernis...
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