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Articles

Affichage des articles du mai, 2016

Les étoiles ont disparu

Il pleut, le tonnerre se fait entendre, le ciel est noir, les étoiles ont disparu. Il est tard mais j'ai quelques minutes pour écrire. Ce temps si sombre représente mon âme. Maintenant l'unique étoile c'est mon journal. Je ne voudrais pas lui donner ma sombre mélancolie car il faut qu'il soit joyeux pour me donner de l'espérance. Anaïs Nin, 26 octobre 1915, p.113.


Les étoiles ont disparu, 50x50, 2016. Acrylique, pigments, encre, liant, mortier, vernis...

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Séance volcanique avec John

Séance volcanique de cinq heures avec John. Conversation -interminable, troublante. Confidences -littéraires et personnelles. Reconnaissances de nos erreurs et de nos défauts. Anaïs Nin, 8 mai 1929, p.1143.


Séance volcanique avec John, 50x50, 2016. Acrylique, pigments, encre, liant, mortier, colle à carrelage, vernis...
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A la lueur des lampes

Dans l'atelier, le soir, à la lueur des lampes. Je viens de donner à Hugh un vrai spectacle de danse - tour à tour danseuse de comédies musicales, ou danseuse espagnole, ou japonaise, ou autre. Je l'ai fait rire avec mes imitations caricaturales. Un châle, un éventail, une rose, quelques pas hésitants, des talons qui claquent sur un rythme saccadé (...). Anaïs Nin, 29 juillet 1926, p.948.

À la lueur des lampes, 50x50, 2016.
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Une journée d'été dans un vieux jardin

Qu'est-ce que le paradis ? Une journée d'été dans un vieux jardin sous un cytise en fleur -une pluie d'or- passée à contempler les aubépine roses et l'orme qui ressemble à un arbre de Chine, et à fumer en compagnie de Hugh. Comme les soucis s'envolent ! Le corps retrouve la santé, les nerfs se dénouent. Il y a deux jours, j'étais au bord de la dépression. Un instant, j'ai cru que j'étais en train de perdre la raison, et le contrôle de ma vie. Je me sentais frustrée, trahie par mon corps. J'avais commencé à craindre que la création ne puisse plus me satisfaire, je pensais que j'aller me flétrir et que mon sang perdait sa couleur. Hallucinations. Je dois aux arbres ma santé - à la beauté de leur floraison, à la beauté de tout ce qui pousse. Mais surtout, la douceur de l'air brise mon intensité. Anaïs Nin, 25 mai 1931, p.1336.

Une journée d'été dans un vieux jardin, 50x50, 2016.
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Je me suis permis de flotter

Malgré de nombreuses descriptions très minutieuses, je me suis permis dans le livre de flotter dans un univers éthéré. Apparemment je ne mange pas, je n'ai pas de lit pour dormir. Personne ne sait où je vis ou même si je vis comme vivent les autres hommes. L'esprit, seul l'esprit, semble vivre et combattre. Anaïs Nin, 30 octobre 1923, p.799. Je me suis permis de flotter, 50x50, 2016.
Acrylique, encre, papier, liant, mortier, vernis, cire...

Ma vie s'écoule en encre

Un seul mot servait à tout: écrire. Écrire, pour moi, veut dire penser, creuser, réfléchir, créer, ébranler. Écrire c'est parvenir à la signification de toutes choses; c'est atteindre des sommets; écrire c'est à la fois une activité physique, morale et spirituelle. Oui, ma vie s'écoule en encre. Et j'en suis heureuse. Anaïs Nin, 24 janvier 1922, p.707.

Ma vie s'écoule en encre
, 50x50, 2016. Acrylique, encre, papier, pigments, liant, mortier...


Mes deux mouvements

Les autres jours, j'ai ce que Colette appelle le mouvement ralenti par la pensée, mais les jours de danse, ma pensée estétouffée par le mouvement. Sans ces deux mouvements, la vie s'éteint. Je veux les deux -rapides et beaux. Anaïs Nin, 7 octobre 1927, p.1026.

                                                  Mes deux mouvements, 50x50, 2016.
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Mes moments noirs

Les ombres sont revenues. De nouveau, il faut que je lutte contre  ses crises de découragement que je connaissais si souvent autrefois. De nouveau, cette sensation de fatigue infinie et d'épuisement physique, plus aiguë que jamais et plus désespérée. Je reste dans mon lit à penser à tout ce que je veux et dois faire; je sens mon malaise physique s'infiltrer doucement dans mon esprit, entraînant mes pensées dans des abîmes sans fond.Pourtant j'aime être active. Pendant des jours et des jours, je me suis prise par la main et j'ai accompli des miracles; tant que mon esprit me soutient, je travaille avec une immense ardeur. Puis, soudain, le moral m'abandonne et le monde devient sombre et oppressant; plus rien ne semble me rattacher à la vie. Je dérive, je me sens faible, prise d'une fatigue incommensurable. J'ai honte, je ne veux plus écrire. Pourtant, écrire m'aide, car je n'ai plus à faire supporter mes moments noirs à ceux que j'aime. Anaïs Nin,…

Si je décris mon coeur...

C'est alors seulement que j'ai compris que beaucoup de gens pouvaient faire leur journal. Seulement j'ai appris que tout le monde ne décrit pas son cœur mais sa vie.
Moi je n'y vois pas beaucoup de différence car si je décris ma vie je décris les accidents qui ont fait battre mon cœur d'impatience, de joie, de douleur, de passion, de misère, etc. Si je décris mon cœur je décris aussi la vie qui l'a fait battre et aussi la vie qui l'a fait mourir. Anaïs Nin, 8 avril 1916, p.145.

Si je décris mon cœur..., 50x50, 2016.
Acrylique, pigments, encre, liant, mortier, vernis...

Des merles, des oiseaux bleus et des colombes

Si jamais l'on fait de moi un gâteau, je sais qu'au moment de le manger il en sortirait des merles, des oiseaux bleus et des colombes, mélange d'espèces et de personnalités confondues, car mon esprit est dans un triste état de doutes, de contradictions et d'extases. Anaïs Nin, 6 mars 1931, pp. 553-554.

Des merles, des oiseaux bleus et des colombes, 50x50, 2016. Acrylique, pigments, encres, liants, mortier...