dimanche 3 janvier 2016

Pleurer avec les vents de l'automne.

" Ce matin, quand je ratissais, je croyais meurtrir mes illusions fauchées. Il y en avait tant ! C'était bien comme mes illusions ces feuilles dorées, pourpres, rousses, que le vent faisait fuir, qui ne venaient que de quitter leur nid et qui allaient mourir. Tant de feuilles ! Tant d'illusions ! Tant de cruels rateaux de fer pour les emporter !
(...) Ce n'est que quand toutes les feuilles dorées seront parties que je pourrai pleurer avec les vents de l'automne, pleurer comme pleurent les poètes et les feuilles aussi.
Et après l'automne, viendra l'hiver, tout un poème qui ne finit jamais, tant de beauté que nous ne méritons pas."
Anaïs Nin, 20 août 1919, p.329
Pleurer avec les vents de l'automne, 50x50, 2015.
Acrylique, liant, vernis, encre...

                                                     Détails (un peu faussés par le flash)


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