samedi 31 mars 2012

Rue des Notaires, des Orfèvres, et de l'Hôtel de Ville

Ni trop grande, ni trop petite et néanmoins vivante et multiple (gens, statut social...), mon choix s'est porté sur l'actuelle Rue Philippe Marcombes.
Dans l'Histoire des Rues de Clermont-Ferrand, par Louis PASSELAIGUE, édition De Boree, nous pouvons lire:

" La rue Philippe Marcombes, quoique d’appellation récente, a une vieille histoire et fut l'une des plus importante artères de la ville. Elle est, au sommet de la butte, son ouverture au nord. Une vue cavalière de 1574 la présente comme un véritable boulevard, bien plus large qu'aujourd'hui, allant en s'élargissant jusqu'aux abords de la cathédrale. Elle s'appelle alors -et cela depuis le XVème siècle au moins- Rue des Notaires, car elle est proche du palais de justice et dix-neuf de ces officiers sur les trente que compte alors la ville, y tiennent leurs "ouvroirs". (...). Elle devient Rue des Orfèvres au XVIIIème avec l'installation de cette puissante corporation (sept orfèvres y logent encore en 1860, dont Louis Bonnet, spécialiste de la montre de Genève), mais retourne aux Notaires jusqu'au Second Empire. En 1857, elle est rebaptisée rue de l'Hôtel de Ville, ce dernier étant achevé par l'architecte Louis Jarrier. Un des plus célèbres locataires de la mairie, Philippe Marcombes, lui donne son nom actuel, de même qu'à la place voisine, le 20 mars 1936, moins d'un an après sa mort. (...)."

Une fois la rue définitivement choisie, j'ai déterminé deux années d'archive, pour faire "presque" 100 ans et 150 ans, avec les recensements dont disposait la Mairie.
Je suis retournée pour recopier toutes les infos dont j'avais besoin.

Je compte faire une plaque environ par logement et y noter le nom de la rue (successivement des Notaires pour 1861 puis rue de l'Hôtel de Ville en 1911), ainsi que les noms, l'âge et la profession des habitants.

Les plaques de Clermont font entre 19 et 23 cm, les miennes en feront 21.
Je fais les faire en noir sur un fond blanc de manière à ce qu'elles se distinguent du lieu, sans dénoter de celui-ci.
Les gens pourront les lire, marcher dessus, y faire "attention" ou pas (unité de lieu), mais tous les habitants de Philippe Marcombes de 1861 et de 1911 seront présents et écrits (unité de temps), avant de s'effacer peut-être sous la pluie et sûrement sous le passage physique des gens du présent.
Les âmes anciennes mises en lumière le temps de Greffon retourneront alors à leur place, dans l'ombre du passé.




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