mardi 27 mars 2012

Aux commencements il y a les balbutiements

Je suis tombée par hasard un dimanche aux restes de neige dans la Rue des Gras, sur l'appel à projet de Greffon Plastique; et sans avoir d'idées spéciales j'avais néanmoins envie de travailler dans la Rue de la Mairie ou sur la Place du Marché Saint-Pierre- pour des raisons très différentes.

Je souhaitais aussi un rapport, un rappel avec le passé mais sans m'enfermer dedans car il me faut toujours un coin qui s'en échappe pour qu'il soit le prétexte à voyager et non l'unique but presque superficiel et vide de sens .

J'aime particulièrement cette idée de se greffer à un lieu, de ne créer que pour lui seul et qui plus est dans le cas de Greffon Plastique, le fait de travailler des heures pour un seul week-end, ce qui rend l'histoire éphémère pouvant la rendre aussi plus marquante.
Et ça sera aussi très agréable j'imagine, de pouvoir enfin discuter en direct avec les gens qui se baladent car la plupart de mes retours, quand il ne s'agit pas de proches, sont par ricochets par le biais des gens qui tiennent les expos.

J'ai donc commencé mes recherches à la DRAC où apparemment on ne pouvait pas m'aider avant d'aller à l'Office du Tourisme qui possédait un livre avec l'historique des Rues Clermontoises. Un univers commençait à s'esquisser et pour le dessiner de manière plus précise, j'ai ensuite consulté une première fois les archives municipales.




Ça a été plutôt fructueux.

J'ai feuilleté et recopié quelques bouts d'années un peu au hasard (et je remercie la dame qui s'occupe des archives de la mairie de Clermont-Ferrand pour sa patience et sa gentillesse). Prenant les années en 11 (car en 12 il n'y avait pas !) de manière à avoir un chiffre presque rond au final.
Je ne savais pas que les métiers étaient eux aussi référencés et ça a été très déclencheur car un métier fait visualiser (ou imaginer des choses) et plus encore quelques métiers "disparus".

J'ai pensé un temps partir sur les commerces qui existaient, parce que ce sont des lieux d'échanges entre personnes et de passage, toute la vie d'un quartier, et en cela le Marché Saint-Pierre était particulièrement riche.
J'ai aussi vu des photos de la Rue Philippe Marcombes (que je ne peux reproduire ici à cause des droits d'image) et je pensais faire un rappel en volume des anciens commerces (par exemple un photographe à la place du restaurant actuel). Mais les archives ont pour ça leur limite, elle recensent les gens vivant dans la Rue et pas les commerces en eux-mêmes. Comme je n'ai pas vraiment les compétences pour fouiller et chercher au cadastre, il m'aurait manqué des boutiques si les commerçants n'avaient pas vécu dans la rue et surtout les emplacements qui étaient à la base de l'idée.

J'ai donc laissé reposer les choses, gribouillé, douté, me suis approché, éloigné...

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