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Affichage des articles du mars, 2012

Rue des Notaires, des Orfèvres, et de l'Hôtel de Ville

Ni trop grande, ni trop petite et néanmoins vivante et multiple (gens, statut social...), mon choix s'est porté sur l'actuelle Rue Philippe Marcombes.
Dans l'Histoire des Rues de Clermont-Ferrand, par Louis PASSELAIGUE, édition De Boree, nous pouvons lire:

" La rue Philippe Marcombes, quoique d’appellation récente, a une vieille histoire et fut l'une des plus importante artères de la ville. Elle est, au sommet de la butte, son ouverture au nord. Une vue cavalière de 1574 la présente comme un véritable boulevard, bien plus large qu'aujourd'hui, allant en s'élargissant jusqu'aux abords de la cathédrale. Elle s'appelle alors -et cela depuis le XVème siècle au moins- Rue des Notaires, car elle est proche du palais de justice et dix-neuf de ces officiers sur les trente que compte alors la ville, y tiennent leurs "ouvroirs". (...). Elle devient Rue des Orfèvres au XVIIIème avec l'installation de cette puissante corporation (sept orfèvres…

" Où étaient les morts ? "

" Oui, où étaient les morts ? Qu'étaient devenues les centaines, les milliers de générations qui avaient autrefois vécu sur cette terre ? Où étaient leurs amours, leurs souffrances, leurs espoirs, leurs illusions ? Avaient-ils disparu à jamais ? Ou existait-il quelque part des archives où tout était noté pour que le souvenir en demeure ?"

Isaac Bashevis Singer, Meshugah.
J'avais  recopié certains noms, certaines années. Je pensais aux fonctionnaires qui avaient pris du temps, mis de l'application à écrire à la plume ces listes d'habitants.
Je me disais qu'ils restaient les noms, les âges, les métiers à un moment donné, même si leurs existences nous échappent. Qui ont-ils aimé ? Ont-ils trompé, ont-ils trahi, ont-ils été timides, charmants, aimés, rustres, chanceux ?... Combien de souffrances, combien de bonheurs avaient-ils traversé ?

Et qu'est-ce qu'il restait d'eux vraiment dans le fond, en dehors des archives ?

Je l'ai souvent lu, entend…

Aux commencements il y a les balbutiements

Je suis tombée par hasard un dimanche aux restes de neige dans la Rue des Gras, sur l'appel à projet de Greffon Plastique; et sans avoir d'idées spéciales j'avais néanmoins envie de travailler dans la Rue de la Mairie ou sur la Place du Marché Saint-Pierre- pour des raisons très différentes.

Je souhaitais aussi un rapport, un rappel avec le passé mais sans m'enfermer dedans car il me faut toujours un coin qui s'en échappe pour qu'il soit le prétexte à voyager et non l'unique but presque superficiel et vide de sens .

J'aime particulièrement cette idée de se greffer à un lieu, de ne créer que pour lui seul et qui plus est dans le cas de Greffon Plastique, le fait de travailler des heures pour un seul week-end, ce qui rend l'histoire éphémère pouvant la rendre aussi plus marquante.
Et ça sera aussi très agréable j'imagine, de pouvoir enfin discuter en direct avec les gens qui se baladent car la plupart de mes retours, quand il ne s'agit pas de …